Espèces exotiques envahissantes 

 
 
  
 
 
  On les appelle espèces exotiques envahissantes ou espèces invasives. Clandestines pour certaines, introduites délibérément pour d’autres. Elles ont des mœurs vagabondes et pullulent localement. Elles sont responsables de dégradations importantes de l’environnement et peuvent occasionner de nouvelles nuisances pour la santé publique. Des mesures préventives et curatives doivent être prises d’urgence pour gérer au mieux ce nouveau risque biologique. Une menace émergente à laquelle s’attaque la Cellule interdépartementale sur les Espèces invasives (CiEi) du Service public de Wallonie. Source du texte: http://biodiversite.wallonie.be/fr/invasives.html?IDC=5632
 
En collaboration avec la Région Wallonne et le Département Nature et Forêt,  les 14 CR de Wallonie,  mènent une action coordonnée visant à prévenir l’introduction et la propagation des EEE dans nos milieux aquatiques. 

Plantes invasives, mobilisons-nous!

  Nombre de plantes ornementales ont été introduites dans nos parcs et jardins, bien loin de leur aire de distribution naturelle. La plupart sont parfaitement inoffensives. Il arrive toutefois que certaines d’entre elles s’échappent, se multiplient et colonisent les milieux naturels. Elles peuvent y occasionner d’importants dommages écologiques, économiques ou sanitaires.

Quel danger?

  En se développant de manière incontrôlée, les plantes invasives menacent nos espèces locales en prenant petit à petit leur place. Les plantes invasives représentent ainsi la 2ème cause de régression de la biodiversité dans le monde. Leur gestion a aussi un coût économique non-négligeable. Certaines d’entre-elles, comme la berce du Caucase, représentent enfin un problème sanitaire car sa sève, en contact avec la peau, peut provoquer de graves brûlures.

Que faire en tant que citoyen?

  Vu qu’aucun milieu n’est à l’abri des plantes invasives (jardins, espaces publiques, bords de route, berges de cours d’eau, …), chaque citoyen peut jouer un rôle dans la gestion de celles-ci. Si vous possédez chez vous ou si vous connaissez un plan d’eau (mare, étang ou autre retenue d’eau) susceptible d’abriter des écrevisses et/ou des plantes aquatiques exotiques, contactez-nous. C’est avec plaisir que nous viendrons gratuitement inspecter vos plans d’eau et vous fournir nos conseils pour lutter contre ces espèces.
Que pouvez-vous faire pour limiter cette invasion ?
  Eliminer les plantes invasives se trouvant dans votre parcelle. Rester attentif à son environnement et signaler aux services compétents les plantes invasives rencontrées sur le domaine public.

La balsamine de l’Himalaya (Impatiens glandulifera)

Balsamine de l'Himalaya


Balsamine de l’Himalaya

Carte d’identité

Hauteur comprise entre 1 et 2,5 m. Tige creuse rougeâtre pourvue de nœuds. Fleurs pourpres à blanches (floraison de mi-juin à octobre). Fruits en forme de capsule allongée. Feuilles opposées, à nervure principale rougeâtre, dentées (20 à 50). dents en scie de chaque côté).

Technique de lutte

La racine de la balsamine de l’Himalaya étant très superficielle, la technique la plus efficace est l’arrachage des plants (en-dessous du premier nœud) avant la formation des graines (fin juin – début juillet). Laisser sécher en tas. Cela doit être répété 2-3 semaines plus tard. Un troisième passage peut s’avérer utile. Répéter la gestion pendant plusieurs années.

La renouée du Japon (Fallopia japonica)

Renouée du Japon


Renouée du Japon

Carte d’identité
Hauteur comprise entre 2 et 3 m (voire 4 m dans certains cas). Tige creuse, robuste et pourvue de nœuds (semblable à celle bambou). Fleurs blanches verdâtres en grappes. Fruits blancs entouré de 3 membranes et qui ne contient qu’une seule graine. Grandes feuilles vertes en forme de cœur. Forme d’importants massifs grâce à ses puissants rhizomes (tiges souterraines).
Technique de lutte
Il n’existe à ce jour aucune technique de gestion à l’efficacité avérée. Il est surtout conseillé de ne pas la faucher car cela accélère l’extension de la plante. Ne pas déplacer les terres contaminées.

 

Berce du Caucase


Berce du Caucase

La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)

Carte d’identité

Hauteur comprise entre 1,5 et 3 m (voire 4 m en station favorable). Tige creuse de plus de 6 cm de diamètre à la base, poilue, souvent tachetée de rouge. Ombelles (fleurs) blanches, disposées en grandes ombelles, dont la principale a un diamètre > 20 cm et comprend plus de 50 rayons Fruits produisant des semences très abondantes et odorantes (nauséabondes). Feuilles grandes, ovales, profondément découpées, dentées.

Technique de lutte

La technique la plus efficace est la coupe sous le collet, avant la formation des graines. Laisser sécher en tas. Répéter la gestion pendant plusieurs années. Attention, tout contact avec cette plante peut provoquer de graves brûlures. Si vous observez cette plante, il est donc conseillé de prendre contact avec les services communaux ou le Contrat de Rivière.

Et ce n’est pas tout!

 

Il existe d’autres plantes invasives (Spirée, Solidage du Canada, plantes aquatiques).